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jeudi 10 mars 2011

LES REUNIONS PUBLIQUES Front de gauche

  
Vendredi 11 mars 18 h30
Réunion publique FDG Bayonne nord                      
Boucau Salle Prudet

Lundi 14 mars      19 h00
Réunion publique FDG Bayonne ouest                     
Bayonne Ecole J. Moulin

Mercredi 16 mars 19h00
Bayonne  Maison des associations Espace Glain
Meeting Front de gauche Pays basque
·        Nicole Borvo – sénatrice PCF,
·        Mikel Arana – EzkerBatua-Berdeak  

mercredi 9 mars 2011

Aviron bayonnais: révolte ou révolution ?

 Depuis le 25 février dernier, nous, bayonnais et amoureux de notre club fanion, assistons avec dépit et colère à un spectacle pitoyable qui oscille entre révolutions de palais manquées et OPA hostile.
Je ne parle pas bien sûr du jeu sur le terrain car nos joueurs ont su démontrer devant et avec l’aide de 32500 personnes à Anoeta toute leur détermination et vaillance.
 
Je suis conseiller municipal d’opposition depuis mars 2008 et je constate depuis, et ce délibération après délibération, que le Maire de Bayonne veut nous faire rentrer de force dans un choix simpliste : pour ou contre le rugby professionnel et même pour ou contre l’Aviron Bayonnais. Nous savons bien que Bayonne a son alchimie propre et que le rugby et l’Aviron en sont des ingrédients essentiels.



 
Nous sommes des élus politiques voulant fonder leur action publique sur des valeurs fondamentales laïques et républicaines en faisant plus appel à la raison qu’à la passion. La raison, pour nous, citoyens et citoyennes responsables, nous conduit à placer la question de l’intérêt général au dessus de tout.
La primauté de l’intérêt général, c’est aussi refuser le dogme en vogue de nos jours. Cette petite musique libérale que nous entendons à longueur de journée dans les médias notamment ceux adeptes de la pensée unique : aux structures publiques la solidarisation des pertes et aux seules structures privées, les profits.
 
Souvenons nous qu’en 1957, Albert Camus avait eu à Stockholm ces mots irrémédiables : « Au bout du compte, s’il faut choisir entre la justice et ma mère, je choisis ma mère. ». Lorsque l’homme est poussé dans ses derniers retranchements, il est rare qu’il soit en possession de toute sa conscience et sa liberté de penser devient une contrainte comme chez Camus à l’heure de la tragédie de la guerre d’Algérie.
 
Avec les choix adoptés depuis plusieurs saisons par le Maire de Bayonne, nous ne sommes pas dans la tragédie mais plutôt dans la tragi-comédie pour ne pas dire la farce.

Doit-on rire ou doit-on pleurer quand on voit en 2003 une piste d’athlétisme en tartan (attendue durant 30 ans) consacrer l’éloignement du terrain d’honneur de la grande tribune ? 

Doit-on rire ou doit-on pleurer quand on voit en 2006 une nouvelle tribune empiéter sur la cancha du fronton municipal à l’arrière tout en se révélant insuffisante lors de son achèvement?


Doit-on rire ou doit-on pleurer quand des travaux qui auraient dû permettre d’accueillir des évènements sportifs de haut niveau, d’offrir au monde scolaire et universitaire un outil pédagogique performant, de doter le mouvement associatif d’un vaste plateau omnisports débouchent en fait sur la privatisation effective d’une enceinte sportive ? 

Doit-on rire ou doit-on pleurer quand on voit en 2009 la construction de nouvelles tribunes « provisoires » qui sacrifient la piste d’athlétisme toute neuve ? 

Doit-on rire ou doit-on pleurer quand nous constaterons à l’avenir que pour avoir un faux « stade à l’anglaise » Bayonne aura payé en 6 ans deux pistes d’athlétisme et la réfection du fronton ?

Doit-on rire ou doit-on pleurer quand l’effort public est essentiellement demandé au contribuable bayonnais en lieu et place de l’Aviron Bayonnais Rugby Pro destinataire de l’aménagement de l’équipement sportif et bénéficiaire économique de toutes ces améliorations ? 

Doit-on rire ou doit-on pleurer quand après une saison calamiteuse sauvée sur tapis vert arrive l’ancien ministre sarkozyste Bernard Laporte venu « étoffer » la structure professionnelle en vue de la construction d’un stade de 25000 places ?

Doit-on rire ou doit-on pleurer quand trois mois après on assiste à un vaudeville à l’intérieur du club et de l’Hôtel de Ville avec les départs et faux-départs de Bernard Laporte et du sponsor majeur Alain Afflelou ?
  
Notre vision d’hommes et de femmes politiquement responsables ne doit pas être aveuglée par des considérations partisanes ou de « patriotisme local ».
Les élus de gauche au conseil municipal ne comprennent pas depuis quelque temps  les projets « à court terme » du premier magistrat qui relève plus de la « fuite en avant » que d’une réelle réflexion sur l’avenir sportif de notre commune.
En effet, les investissements à court terme et l'absence d'orientation politique peuvent à court terme paraître légitimes, mais contre productifs au long cours. Bayonne se doit de favoriser le lien social via la pratique sportive et par là même, de protéger  l'identité bayonnaise sur les terrains et dans les tribunes. 

La crise que traverse notre club doit être salutaire et passer à l’avenir par un rétablissement de son image et par une relation saine entre l’ABRP et la Ville de Bayonne. Il est essentiel que les bayonnais se fédèrent autour de nos valeurs populaires.

dimanche 6 mars 2011

Débat des cantonales sur Bayonne Ouest

Demain lundi 7 mars à 19h00
Débat des candidats aux cantonales sur Bayonne Ouest sur la radio basque Gure Irratia
http://www.gureirratia.eu/
106.6 MHz
Soyez à l'écoute !!
 

vendredi 4 mars 2011

Communiqué de Presse - Soutien à Alice LEICIAGUEÇAHAR

Les élu/es régionaux du groupe Front de Gauche au Conseil régional d'Aquitaine apportent sans réserve leur soutien à leur collègue Alice LEICIAGUEÇAHAR, conseillere régionale  Europe écologie les Verts, ainsi qu'aux élu/es basques qui ont hébergé des jeunes militants de SEGI, l'organisation de la jeunesse de la gauche abertzale.

Sous prétexte de lutte contre le terrorisme, huit jeunes militants basques de l’organisation SEGI sont poursuivis pour leurs activités politiques publiques. Tout comme Batasuna, cette organisation est légale en France mais illégale en Espagne.

Suite à une modification constitutionnelle en mars 2003, le mandat d’arrêt européen remet en cause un principe fondamental reconnu par les lois de la République : le refus d’extradition pour des motifs politiques.
Ce sont aujourd’hui ces huit jeunes qui risquent d’être sous le coup d’un mandat d’arrêt européen. Ce dispositif et sa mise en œuvre entachée de violences policières lors des arrestations risquent de mettre à mal le processus de paix nécessaire au Pays basque.
Lés élus du Front de Gauche  demandent la libération des jeunes militants arrêtés.
Tout le monde doit s’engager fermement dans la voie d’un règlement politique au lieu de se lancer dans une chasse à l’homme insupportable dans notre république et ses territoires.

Nous exigeons que ne soit pas livrée à la police espagnole les militants de Segi interpellés pour leurs idées politiques au seul motif qu’ils seraient membres d’une organisation illégale en Espagne mais considérée par le gouvernement français comme légale.
Par ailleurs, comme  le cas d'Aurore nous condamnons l’utilisation systématique des mandats d’arrêts européens 

Pour le groupe Front de Gauche
Alain Baché, Président du groupe, 


                                                            Bordeaux le 4 Mars 2011



jeudi 3 mars 2011

L’agenda de campagne du candidat

L’agenda de campagne du candidat
Jean-Claude SOUDRE
Candidat Front de gauche – Bayonne Ouest



Samedi 5 mars     Tractage Halles et marché de Bayonne  9h30
Lundi 7 mars          Collage Panneaux d’affichage                
Lundi 7 mars          Débat candidats Bayonne Ouest - Gure Irratia 106.6  - 19h00
Mercredi 9 mars    Réunion publique FDG Biarritz Ouest      Maison assoc. - 18 h00
Jeudi 10 mars        Porte à porte Lahubiague    17 h30
Vendredi 11 mars  Réunion publique FDG Bayonne nord   Boucau salle Prudet  – 18 h30
Samedi 12 mars   Tractage Halles et marché de Bayonne      9h30
Lundi 14 mars        Porte à porte Bayonne Est         16 h30
Lundi 14 mars        Réunion publique FDG Bayonne ouest  Ecole Jean Moulin - 19 h00
Mardi 15 mars       Porte à porte Balichon                15 h30
Mercredi 16 mars  Tractage marché Place de s gascons Bayonne Nord     9h30
Mercredi 16 mars   Rencontre Syndicats avocats      14h45
Mercredi 16 mars   Rencontre Cimade – LDH           16h00
Mercredi 16 mars   Conférence de presse FDG         Boucau - 16h45
Mercredi 16 mars   Meeting FDG (Borvo, Arana)      Espace Glain - 19h00
Jeudi 17 mars         Porte à porte Polo                        15 h30
Vendredi 18 mars   Tractage Halles de Biarritz       9h30
Vendredi 18 mars    Porte à porte Polo                              

mercredi 2 mars 2011

Courrier adressé à l'Institut béarnais et gascon

Monsieur le Président,

J’ai pris bonne note de votre courrier en date du 13 février 2011 en direction des candidats aux élections cantonales 2011.

Sur le corps principal de votre interpellation (l’annulation de la décision du 17 décembre 2009 ), je manque réellement de références juridiques ou scientifiques pour pouvoir m’engager de façon définitive. De même sur les questions de graphies, de subventions ou de conventions avec l’éducation nationale.

Je ne suis pas réellement spécialiste de ces questions mais je tiens à vous faire part des remarques suivantes.

A titre personnel, la réforme de la constitution en date 23 juillet 2008 ne m’a posée aucun problème car je considère nos langues régionales comme partie de notre patrimoine commun.
On peut regretter dans le même ordre d’idées que la France notamment sous la présidence de Jacques Chirac n’ait jamais ratifié la charte européenne des langues régionales.

 
Etant bayonnais et issu d’une famille labourdine, vous comprendrez aisément que je suis beaucoup plus à mon aise pour parler du basque (ou du gascon) que du béarnais.
Ma connaissance se limite à la lecture, il y a plus de 10 ans, des travaux linguistiques notamment ceux du Professeur Hagège. Le souvenir qu’il m’en reste me pousse à dire que dans le sud de la France, on y parle la langue d’oc et que gascon, le béarnais voire le provençal constituent des dialectes.
Pour ma part, je reconnais que je n’emploie jamais le mot « occitan » quand il s’agit de notre département mais plutôt « gascon » pour le Bas-Adour et « béarnais » pour la partie béarnaise de notre département.

Comparaison n’est pas raison, mais je constate que pour la langue basque (ou euskara) cette question linguistique semble tranchée  depuis longtemps puisque la langue de communication notamment enseignée dans les écoles s’appelle « batua » (qui veut dire « unifié ») et qui est le résultat d’un travail scientifique mené de longue date des deux côtés de la frontière entre la France et l’Espagne.
Je ne sais pas, au vu de votre courrier si un tel travail scientifique existe pour la partie béarnaise de notre département.

Quoiqu’il en soit, si je suis élu, je m’engage à suivre au département le devenir de votre action en justice ainsi que toutes les questions concernant les langues régionales et le patrimoine linguistique.

Salutations républicaines.

mardi 1 mars 2011

Le Front de gauche doit proposer la nationalisation du secteur de l'eau

Le combat pour sortir l'eau des griffes des multinationales continue. Voici la tribune parue dans le journal L'Humanité du 25 février 2011, co-signée par Gabriel AMARD et Gérard PIEL détaillant le projet de proposition de mise en place avec le Front de Gauche pour la gestion publique de l'eau.

UNE RESSOURCE NATURELLE INDISPENSABLE À LA VIE PEUT-ELLE ÊTRE UNE MARCHANDISE?

Le Front de gauche doit proposer la nationalisation du secteur de l'eau

PAR GABRIEL AMARD (PG), PRESIDENT DE LA COMMUNAUTE D'AGGLOMÉRATION LES LACS DE LESSONNE (*), ADMINISTRATEUR DE L'ASSOCIATION EAU (EAU-ELUS-USAGERS),

ET GERARD PIEL
(PCF), PRESIDENT DU GROUPE FRONT DE GAUCHE A LA REGION PACA, EN CHARGE DE L'ETABLISSEMENT PUBLIC REGIONAL DE L'EAU

L’eau n’est pas une marchandise ! Chacun en conviendra.

C’est une ressource naturelle, gratuite dans la nature, indispensable à la vie. Trois jours sans eau et nous sommes morts. Pourtant, l’histoire industrielle de notre pays a conduit, à contre-courant de ce qui se passe dans le monde, à confier l’approvisionnement de nos concitoyens en eau potable à des intérêts privés.

D’années en années, cette gestion a fait l’objet de multiples critiques : surfacturation, opacité de gestion, faible entretien des réseaux, tarification dégressive selon la consommation au détriment de la protection de la ressource, etc.

Depuis une dizaine d’années, de plus en plus de collectivités retournent en gestion publique. Le coût de revient du service de l’eau baisse toujours d’environ 25% dès que l’on passe du privé au public. La seule suppression de rémunération des actionnaires permet cette économie, tout en réalisant plus d'investissements et avec un meilleur entretien. 

 

Le Front de Gauche doit s’emparer de cette thématique pour la porter dans son programme de gouvernement. Nous devons intégrer la gestion de l’eau dans un grand service public. Pourquoi ?

Tout d’abord, il en va de l’égalité d’accès entre tous les citoyens. Que l’on soit de la ville ou de la montagne, près d’un fleuve ou d’une source, nous avons chacun besoin de la même quantité d’eau pour survivre. Pourtant, le traitement de l’eau a un coût différent. Le tarif sur la facture est donc différent. Avec un service public national nous pourrions homogénéiser le tarif d’accès au service de l’eau afin qu’il soit le même dans toute la France.

Ensuite, nous ne pouvons attendre le bon vouloir des collectivités locales. Certaines préfèrent le partenariat Public/Privé, nous le savons. Cela laisse toute latitude aux multinationales pour continuer à faire croire que la gestion publique est difficile, risquée et qu’elle répond à une logique d’économie d’échelle. Ce sont 3 arguments facilement réfutables pour qui se penche un tant soit peu sur la question.


Bien sûr, la gestion de l’eau a besoin de structures largement déconcentrées, implantées localement. C’est la condition pour que les représentants d’usagers puissent s’investir dans les outils de gestion. C’est aussi ce que permet une gestion publique par rapport aux majors de l’eau. L’intérêt général guidant la politique qui doit être menée, l’implication citoyenne prend tout son sens et permet de définir les priorités locales en matière d’investissement. La rédaction de règlement du service de l’eau pourrait être élaborée dans la concertation avec les usagers.

Enfin, cela permet d’avancer sur un bon nombre de contenu. Lorsque la logique est celle du profit, c’est une autre façon de considérer l’accès à cette ressource naturelle indispensable à la vie. Une véritable politique publique d’intérêt général pourrait alors être mise en place. Si nous considérons que l’eau est indispensable pour vivre, nous devons instaurer la gratuité des premiers mètres cubes d’eau, soit 30 mètres3 par an et par personne.

Le tarif d’accès à l’eau potable ne peut être le même selon qu’il s’agisse de consommation familiale ou à usage industriel ou commercial. Utiliser l’eau pour la production, c’est se servir d’une ressource naturelle pour faire des profits : il faut en tenir compte. Ainsi ce peut être l’usage professionnel de l’eau qui paie la gratuité des mètres cubes indispensables à l’usage familial.

Une politique d’installation de fontaines publiques peut également être prévue.

La progressivité du tarif du service de l’eau doit être la règle. Plus on consomme, plus on s’éloigne d’une consommation d’eau nécessaire pour entrer dans le superflu : au-delà de trente mètres cubes par personne la facture doit prendre en compte ces usages de conforts.

Tout ceci est possible : dans bon nombre de communes, ces projets sont déjà à l’ordre du jour. Il est temps de s’appuyer sur ces exemples pour les généraliser à tout notre pays et en faire bénéficier chaque usager.

En France la réponse à la constitution d’un grand service public porteur de ces valeurs et de ce projet de société passera par la Nationalisation ou renationalisation des entreprises dont les actionnaires ont confisqué les savoirs faires. La mutualisation du coût de gestion de l’eau potable et du service d’assainissement ne pourra ce faire qu’a l’échelle nationale avec une gestion décentralisé au niveau des communes ou intercommunalités.

Enfin, une autre coopération internationale autour de l’eau doit être pensée lorsque 884 millions d’individus dans le monde n’ont toujours pas d’accès à l’eau potable et 2,6 milliards n’ont pas accès à des services d’assainissement de base comme des toilettes ou des latrines.

L’argent dégagé sert aujourd’hui essentiellement à l’expansion des multinationales dans les pays du Sud. Alors que le retour en régie gagne du terrain, les majors de l’eau tentent de s’implanter à l’étranger. Or, dans le monde, c’est dans 80% des cas le secteur public qui gère l’eau. Si la France doit aider les pays dont les populations souffrent du manque d’eau potable, la puissance publique n’a pas à aider à la marchandisation de l’eau.

Dans les domaines de l’eau et de l’assainissement nous ne sommes pas confrontés à des choix techniques mais bien aux choix politiques de redonner aux élus et à la population la gestion des services.